Promoteur
Type de structure Association loi 1901 ou assimilé - Association déclarée
Nom de la structure Tjenbé Rèd Pa Moli ! Mouvement civique pour l’action & la réflexion sur les questions noires, métisses & LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans) en France ultramarine & hexagonale
Sigle organisme Tjenbé Rèd !
Numéro SIREN 500 965 678
Numéro SIRET 500 965 678 00013
Adresse 113, bd Voltaire
Commune Paris Code postal 75011
Téléphone 0610556360 Fax
Adresse e-mail tjenbered@hotmail.fr
Personne référente David Auerbach Chiffrin
Avez-vous adhéré à la charte du SREPS ?

Oui
  Identification de l’action
Intitulé de l’action Accueil, écoute & prévention auprès des jeunes LGBT originaires de France ultramarine ou d’Afrique
Référence à l’objectif PRSP 21. Diminuer les nouvelles contaminations par le VIH & les IST chez les populations prioritaires...
Référence à la fiche action Action-n°3-21-2 : Diminuer les nouvelles contaminations par le VIH & les IST chez les hommes...
Année de l’action

2008 n°dossier 2008001362
  Lieu & territoire
Territoire d’intervention Région
Typologie géographique Urbain, périurbain
Lieu de réalisation (1) Locaux de l’association (2) Quartier-rue
(3) Discotheques, bars à musique, cafés
Lieu de réalisation

1. Locaux de l’association & de ses membres : Siège de l’association ; Domicile de membres de l’association pouvant accueillir des réunions (notamment dans le XVème arrondissement de Paris) ; Futur local associatif (à Paris ou à Montreuil, Seine-Saint-Denis) ;

2. Discothèques, bars à musique, cafés avec lesquels l’association a déjà mené des opérations en partenariat, avec lesquels un partenariat de fait existe déjà mais reste à formaliser ou avec lesquels un partenariat est à construire : Le Club (rue Saint-Denis à Paris) (partenariat existant) ; L’Open Café (le Marais, Paris) ; Soirées BBB à la Loco (90, bd de Clichy, Paris XVIIIème) (partenariat existant) ; Soirées BIP à Paris (partenariat existant) ; Soirées privées ou associatives africaines ou caribéennes à Paris & en Seine-Saint-Denis ;

3. Permanences dans des locaux ouverts au public : La Petite Vertu (15, rue des Vertus, Paris) (partenariat existant) ; Librairie Blue Book (rue Quincampoix, Paris) (partenariat existant) ;

4. Espaces publics : Bois de Vincennes ; Place Dauphine ; Jardin des Tuileries ; Le Marais (rue) ;

5. Permanence téléphonique & réseaux de rencontre sur Internet : Ligne téléphonique de l’association 24h/24 (répondeur à certaines heures) au 06 10 55 63 60 ; Rezog.com ; Dialh.fr ; MSn...



6. Sur l’utilisation différenciée de tel ou tel lieu ou type de lieux, voir notre réponse à l’item : «Objectif (s) opérationnel (s) de l’action» (sous-item 4. «Où allons-nous chercher notre public ?»).
Action sur plusieurs départements Oui
Territoire de réalisation de l’action 75 93 
Action envers un public en situation de vulnérabilité sociale Oui
Action réalisée sur le territoire d’un contrat urbain de cohésion sociale (CUCS)

Non
  Présentation de l’action
Précisez en quoi ce projet est opportun

1. Quelle est notre analyse générale de la situation des personnes noires & métisses LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans) en France ? De façon générale, ces personnes sont selon nous singulièrement exposées à l’homophobie, à la transphobie, à la sérophobie, aux IST (infections sexuellement transmissibles) ou au risque suicidaire. Ces différents risques ne leur sont pas exclusifs - ils pèsent sur l’ensemble des personnes LGBT voire éventuellement sur d’autres personnes - mais ils pèsent plus lourdement sur elles, de par la convergence & de par le niveau d’intensité de certains facteurs qui forment un contexte spécifique. Ces facteurs sont notamment : 1°/ la pression exercée par les familles étendues (que chaque individu représente et dont chaque individu porte l’honneur ou la réputation) ; 2°/ des discours religieux fondés sur une lecture littérale de la Bible ou du Coran ; 3°/ des discours politiques assimilant les orientations sexuelles et les identités de genre minoritaires à des perversions introduites par l’ancien colon ou esclavagiste ; 4°/ certains tabous relatifs à la seule évocation de la sexualité ; 5°/ le machisme & le l’hétérosexisme survalorisant le rôle d’un homme viril voire surviril qui ne saurait être pénétré (accusation suprême) ; 6°/ la nécessité de disposer de boucs émissaires dans des sociétés ou des communautés qui rencontrent un certain nombre de problèmes socio-économiques ; 7°/ le racisme qui touche toutes les personnes noires & métisses. La prévention la plus précoce possible du VIH/sida, des IST, de l’homophobie, de la transphobie, de la sérophobie et du suicide auprès des populations originaires de France ultramarine ou d’Afrique subsaharienne est donc primordiale si l’on veut que les personnes LGBT appartenant à ces populations cessent d’être davantage frappées par ces maux - qui font système.

2. De quelles informations disposons-nous pour formuler une telle analyse ? Les témoignages de nos adhérentEs, les témoignages recueillis au cours de nos actions, certains articles de presse, documents ou rapports publiés par d’autres associations, par des intellectuels ou par des administrations constituent les informations qui nous ont conduits, au terme de plusieurs années de pratique & de réflexion, à formuler cette analyse générale (laquelle n’est pas figée & a vocation à évoluer de manière continue pour rester la plus adaptée possible à la compréhension des personnes que nous souhaitons soutenir). Par exemple, la délégation parisienne de Aides a pu nous indiquer que, dans le cadre de son programme Dominik-Le Fers, les jeunes originaires de France ultramarine ou d’Afrique subsaharienne formaient entre un tiers & la moitié des jeunes qu’elle suivait...



3. Quelle est notre spécificité ? Si de nombreux acteurs associatifs s’adressent avec pertinence aux personnes originaires de France ultramarine ou d’Afrique subsaharienne ou aux personnes LGBT, nous sommes à notre connaissance les seuls acteurs associatifs en exercice à nous adresser spécifiquement aux personnes LGBT originaires aussi bien de France ultramarine que d’Afrique subsaharienne. Cette double vocation peut faire de notre association la plus à même d’approcher certaines parmi les plus isolées ou les plus rétives de ces personnes en Île-de-France. Elle n’est pas due au hasard & n’est pas fondée sur une invocation plus ou moins mythologique de la diaspora noire : elle est au contraire parfaitement empirique. Pour donner un seul exemple, distribuer du matériel de prévention & des documents de prévention destinés uniquement aux personnes originaire de l’outre-mer dans la discothèque «Le Club» est un non-sens : une personne sur deux ne se sentira pas concernée... Il n’était pas pertinent de procéder à un tri entre des populations qui partagent par ailleurs souvent leur habitat, leurs lieux de socialisation & leurs valeurs (le nombre de métiSSEs afro-antillaiSEs en atteste).
A quelle (s) demande (s) répond le projet sur ce territoire

1. L’Île-de-France est une région majeure, dans cette région particulièrement Paris & la Seine-Saint-Denis, pour cibler les populations originaires de France ultramarine & d’Afrique subsaharienne. Selon l’INSEE (2002), elle est la première région d’implantation des natifs de France ultramarine vivant en France hexagonale. Plus de 54% d’entre eux, soit 192.400 personnes, y avaient établi leur résidence en 1999 : les Guadeloupéens et les Martiniquais formaient plus des trois quarts de ces personnes (76%, contre 16% de Réunionnais, 4% de Guyanais et 4% de natifs des collectivités usuellement dénommées territoires d’outre-mer : Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-&-Futuna, Saint-Pierre-&-Miquelon). Par ailleurs, selon l’INSEE (2006), parmi les immigrés natifs de l’Afrique subsaharienne vivant en France, 60% résident en Île-de-France, soit environ 345.000 personnes, & habitent surtout à Paris & en Seine-Saint Denis.

2. Notre association est devenue une certaine référence pour ces personnes qui viennent nous faire part de leurs questionnements en matière de VIH/sida, d’orientation sexuelle ou d’identité de genre. Nos activités d’accueil, d’écoute & de prévention nous valent d’être identifiés comme des acteurs identitaires auxquels on peut s’adresser pour obtenir du matériel ou des conseils de prévention ou pour trouver une oreille attentive. Accueillir, écouter, prévenir, ce n’est pas seulement entendre les difficultés à utiliser le préservatif ou les malheurs des uns & des autres & donner des capotes en prime ; c’est aussi entendre ce qui ne va pas & apporter un soutien actif si cela & quand cela est pertinent.

3. Particulièrement, plusieurs jeunes en rupture familiale ou en danger de l’être viennent à nous alors qu’ils sont dans des situations qui nécessitent une aide urgente : exposition au VIH ou au risque prostitutionnel, tentation suicidaire ou tentative de suicide, éviction du domicile familial, problèmes de droit au séjour, sous-nutrition... Une caractéristique de ces situations multi-factorielles est que chacune de leurs dimensions est traitée par telles ou telles organisations qui ont chacune leur prérequis («pas les plus de 22 ans»... «pas avant deux semaines»... «pas les sans-papiers»...), & ne sont pas forcément compétentes pour accompagner la personne de façon holistique ou immédiate. Les jeunes ne savent pas à qui s’adresser et, quand ils arrivent à les contacter, sont parfois davantage encore plongés dans le désespoir en raison de ces obstacles qui ajoutent un marathon administratif kafkaïen à leur problématique. Ils ont donc parfois tendance à s’éloigner de ces structures & à considérer que rien ni personne ne peut les aider. Dans de telles situations, le refus de traiter un AES (accident avec exposition à du sang ou du sperme) de manière adéquate peut relever d’une démarche suicidaire («Pourquoi est-ce que je me protègerais, pourquoi est-ce que j’irais aux urgences, puisque je n’ai pas d’avenir, puisque ma famille me rejette, puisque je suis une erreur de la nature... «). Cf. http://tjenbered.fr/2008/20080101-00.html.



4. Notre objet n’est alors pas de nous substituer à des structures dont nous ne contestons pas les compétences mais de jouer un rôle de relais & d’interface entre ces jeunes & ces structures : orientation, accompagnement dans la constitution des dossiers et d’abord gestion des urgences (fournir des préservatifs quand le jeune invoque le coût de leur achat pour justifier des pratiques à risque, héberger de façon immédiate quand le jeune est à la rue avec sa valise, orienter de façon immédiate vers un service d’urgence, au besoin en l’accompagnant à deux heures du matin, pour traiter un AES, nourrir & payer sa carte hebdomadaire de transport sans demander de multiples justificatifs & sans donner un rendez-vous lointain, orienter de façon immédiate vers un professionnel de la santé psychologique ayant signé une convention en ce sens avec notre association)...

Objectif(s) stratégique(s) :
Principale(s) finalité(s) recherchée(s) à travers l’action (1 ou 2 maximum)


1. Notre premier objectif général est ici de permettre aux adolescents et aux jeunes adultes, singulièrement aux jeunes en rupture familiale, d’éviter de s’exposer au VIH & aux autres IST. Il s’agit donc ici de réduire le nombre de contaminations au VIH ou aux autres IST chez les personnes noires & métisses séronégatives, ainsi que le nombre de passage au stade sida chez les personnes noires & métisses séropositives au VIH.

2. Notre second objectif général est ici plus large : il s’agit de permettre aux personnes visées de gérer au mieux leur propre sexualité & leur rapport au risque (en reprenant ainsi une démarche holistique déclinée du paradigme exposé dans la définition bien connue de la santé selon l’OMS : «La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, & ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité»).



3. Dans ce cadre, nos publics cibles sont les populations noires & métisses LGBT : toutefois, une bonne connaissance de ces populations nous a appris que les notions d’orientation sexuelle ou d’identité de genre ne sont pas forcément les plus pertinentes pour approcher ces populations qui raisonnent au moins autant en termes de pratiques que d’identités. Ainsi, notre expérience nous conduit à soutenir que ces populations comptent, toutes choses égales par ailleurs, davantage de personnes bisexuelles que de personnes lesbiennes ou gaies, et surtout davantage de personnes hétérosexuelles refusant de se définir comme lesbiennes, gaies ou bi mais ayant des pratiques sexuelles avec des personnes de leur sexe.

Objectif(s) opérationnel(s) de l’action :
Etapes mises en œuvre pour servir les objectifs stratégiques


1. L’objectif stratégique de réduire le nombre de contaminations chez les jeunes ciblés est atteint par la mise en place d’un volet «Prévention» qui se décline en deux objectifs opérationnels : d’une part, fournir gratuitement du matériel de prévention, informer très précocement sur la gestion des risques, sur le traitement post-exposition... ; d’autre part, apporter un appui psychologique & éducatif afin de leur éviter les situations décrites précédemment - ou afin de leur permettre d’y réagir de manière plus sereine.

2. L’objectif stratégique de permettre aux personnes visées de gérer au mieux leur propre sexualité et leur rapport au risque est atteint par la mise en place d’un volet «Accueil & Écoute». Celui ci se décline en deux objectifs opérationnels : d’une part, renforcer le centre d’accueil & d’écoute de l’association ; d’autre part, mettre en place des moments d’échanges avec le public ciblé.

3. Comment entendons-nous procéder ? En communiquant, en distribuant des préservatifs masculins & féminins, des digues dentaires, des doses de gel, en allant à la rencontre des populations noires & métisses là où elles sont, en accueillant & écoutant les personnes ainsi approchées, par exemple en instaurant des groupes de parole une ou deux fois par mois. Des permanences itinérantes sont également envisagées selon des partenariats à nouer avec les mairies (Paris, Saint-Denis, Montreuil, Évry...) ou les établissements accueillant du jeune public (MJC...).

4. Où allons-nous chercher notre public ? Le volet «Prévention» est réalisé en discothèques, bars, bars à musique, cafés, dans la rue ou dans des lieux de rencontres. Le volet «Accueil & Écoute» est réalisé au siège de l’association mais aussi dans les locaux mis à disposition par les adhérentEs, dans des bars ou cafés permettant un certain isolement voire sur Internet. Cette dichotomie s’adapte aux besoins : une réunion de travail ouverte aux sympathisantEs peut se transformer en groupe de parole sur les pratiques sexuelles ou sur le traitement post-exposition ; à l’inverse, une distribution de préservatifs peut être l’occasion de s’isoler avec telle ou telle personne pour un temps d’écoute improvisé & personnalisé.

5. Comment entendons-nous approcher les jeunes visés ? Par des distributions de matériel de prévention qui restent notre outil d’approche privilégié. Les activités socio-culturelles offertes par ailleurs par notre association sont autant d’occasion d’évoquer nos activités d’accueil, d’écoute & de prévention, voire de les pratiquer sans le dire.

6. Quelle orientation pouvons-nous donner au public visé ? Vers des structures de santé ou de soutien social plus compétentes ou plus adaptées, ou vers notre propre programme «Bangas» d’accompagnement des jeunes noirEs & métiSSEs LGBT à la rue ou en danger de l’être (ce programme est centré sur la question du logement d’urgence mais comporte également, dans une démarche holistique, un volet de soutien financier & alimentaire, un volet de soutien psychologique, un volet de soutien à l’orientation professionnelle...). Cf. http://tjenbered.fr/2007/20070830-00.html.



7. Notre action est-elle limitée à l’Île-de-France ? Non : nous menons ponctuellement des actions en province (Bordeaux, Montpellier...) ou outre-mer (Martinique, Guadeloupe...), et surtout les populations que nous approchons effectuent des séjours réguliers en France ultramarine ou en Afrique subsaharienne ou sont en lien constant avec ces régions. Nous percevons ainsi ces populations comme autant de continuums : faire passer un message de prévention auprès d’un jeune martiniquais vivant à Trappes dans les Yvelines & rencontré au Club à Paris, c’est faire passer un message de prévention auprès des jeunes vivant en Martinique avec lesquels il converse tous les jours sur Internet & qu’il retrouve tous les ans durant les vacances d’été.

Moyens humains : statut de chaque intervenant (bénévole, vacataire, CDD, CDI...) & fonction (médecin, chargé de mission, animateur prévention...)

1. Un délégué général pour lequel une fiche de poste a été rédigée (il s’agit de notre actuel président, qui devrait donc quitter sa fonction pour être embauché en CDD à temps plein, dont neuf heures par semaine budgétées dans le cadre de la présente demande) ;

2. UnE intervenantE en prévention pour lequel une fiche de poste a déjà été rédigée (qui pourrait être embauché en CDD à temps partiel dont six heures par semaine budgétées dans le cadre de la présente demande) ;

3. UnE webmestreSSE pour lequel une fiche de poste a déjà été rédigée (qui pourrait être embauché en CDD à temps partiel cette année ou l’année suivante dont une heure par semaine budgétée dans le cadre de la présente demande) ;

4. Nos bénévoles (en estimant qu’à chaque heure de travail salarié correspond une heure de bénévolat, ce qui ajoute aux 16 heures salariées hebdomadaires prévues 16 heures de travail bénévole, sur une durée d’un an soit 52 semaines) ;



5. Un professionnel de la santé psychologique intervenant à titre bénévole ou rémunéré, dans le cadre d’une convention signée avec l’association, après des usagers de nos activités d’accueil, d’écoute & de prévention ou auprès de nos bénévoles à des fins de régulation.

Partenaires associés à l’action

1. Partenaires opérationnels :

1.1. Concernant la mise en œuvre directe de l’action, des partenariats ont été noués & doivent être étendus avec les établissements cités précédemment (discothèques, bars, cafés...). Des partenariats pourront également être noués avec les mairies de Paris, Montreuil ou Saint-Denis, avec des associations présentes dans ces villes, & avec le conseil général & la préfecture de Seine-Saint-Denis.

1.2. Nous avons défini & mis en œuvre une convention avec un professionnel de la santé psychologique afin de nous aider à accompagner les personnes, singulièrement les jeunes, présentant une détresse psychologique majeure & immédiate, notamment les jeunes repérés dans le cadre de nos activités d’accueil, d’écoute & de prévention.

1.3. Nous avons noué des contacts avec le CRIPS, le SNEG et le Kiosque Info Sida, ainsi qu’avec Afrique Avenir : ces contacts restent à approfondir & pourraient nous conduire à des démarches communes, le CRIPS & le SNEG nous ayant déjà doté en matériel de prévention, le CRIPS ayant déjà formé un de nos adhérents à la santé & à la sexualité lesbiennes. Nous pourrions ainsi, par exemple, inciter les établissements dans lesquels nous intervenons à signer la charte de prévention promue par Afrique Avenir auprès des établissements et associations festives africaines & caribéennes.

2. Partenaires financiers :

2.1. Nous avons déposé une demande de subvention auprès de Sidaction, précédemment évoquée, et une autre auprès des Soeurs de la perpétuelle indulgence (couvent de Paris) : ces demandes sont actuellement en cours d’étude (la demande formulée auprès des Soeurs portant uniquement sur le programme «Bangas»). Des donatrices & donateurs privés nous ont également apportés leur confiance & leur soutien.

3. Fédérations d’appartenances :

3.1. Par ailleurs, Tjenbé Rèd est membre de l’UNOM (Union nationale de l’outre-mer français) & du CRAN (Conseil représentatif des associations noires en France), deux fédérations au sein desquelles nous portons les thématiques très taboues du VIH/sida & de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, & par lesquelles nous approchons parfois certaines personnes directement concernées par nos actions.

3.2. Tjenbé Rèd est également membre fondateur du RAAC-sida (Réseau des associations africaines & caribéennes agissant en France dans la lutte contre le sida), animé par Aides qui nous apporte des échanges & des informations précieux en matière de prévention & qui devrait nous permettre de bénéficier de programmes de formation. Au sein de ce réseau, nous avons déjà eu l’occasion de porter les thématiques de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, & d’approcher certaines personnes directement concernées par nos actions.



3.3. Tjenbé Rèd est membre associé, observateur de la Fédération française des Centres LGBT, au sein de laquelle nous portons les préoccupations des personnes LGBT originaires de la France d’outre-mer ou de l’Afrique subsaharienne, & qui nous permet d’entrer en contact avec ces personnes à travers toute la France, ou avec des associations qui sans nous connaître approcheraient une grande fédération nationale : c’est par exemple le cas de l’association Afrique Arc-en-Ciel, fondée récemment dans le Puy-de-Dôme, avec laquelle nous développons désormais un partenariat.

  Type & modalité d’intervention
Fonctions support
(1)
(2)
(3)
Travail en réseau
(1) Travail en réseau de professionnels, bénévoles...
(2) Renforcement des actions communautaires (ex : femmes relais sur le DOCS);
(3)
Information, sensibilisation, communication, outils
(1) Exposition / stand
(2) Conférences, réunions, débats, colloques
(3) Spectacle, théâtre-forum
Prévention individuelle
(1) Accueil individualisé de prévention
(2)
(3)
Prévention collective
(1) Groupe de parole, ateliers pédagogiques
(2)
(3)
Dépistage
(1) Sensiblisation des populations au dépistage
(2)
(3)
Prise en charge individuelle
(1) Prise en charge sociale (accès aux droits, aux soins, réinsertion, réadaptation);
(2)
(3)
Prise en charge collective
(1) Lieu d’accueil & d’écoute, aide aux personnes
(2) Groupe de parole, expression
(3)
Actions liées à la règlementation
Etudes, recherches,...
(1) Analyse de pratiques
(2)
(3)
Autres

  Population cible
Population cible (1) Populations ciblées dans des interventions sociosanitaires spécifiques - Homosexuels
(2) Intervenants - Public relais / Pairs
(3)
Nombre de bénéficiaires 1000
Classe d’âge 1 Adultes (19 - 65 ans)
Classe d’âge 2 Adolescents (11 à 18 ans)
Classe d’âge 3

  Calendrier
Fréquence de l’action Continue Action nouvelle ? Action nouvelle
Date début prévue 05/08 Date fin prévue 04/09
Durée prévue 12 mois
Nombre d’heure(s) d’intervention prévue(s) 1664
  Partenaires opérationnels
Partenaires institutionnels
(1) Conseil général (2) Ville
(3)
Partenaires relais
(1) Psychologues
(2) Pairs ou personnes d’expérience
(3) Travailleurs sociaux / travailleurs intervenant auprès des jeunes
  Evaluation
Evaluation prévue Oui Type évaluation Interne
Rapport ? Oui
Méthodologie d’évaluation & indicateurs prévus Notre conseil d’administration vérifiera le respect des procédures et des indicateurs définis ; des rapports d’activité seront rédigés après chaque action & des synthèses régulièrement publiées auprès des partenaires financiers (comme le GRSP) ou techniques (comme le CRESIF, recommandé à cette fin par le GRSP), dont le sentiment sera sollicité ; le public visé sera invité à apprécier l’activité de l’association par des questionnaires anonymes remis sur le champ voire par la suite (par exemple à un mois et à six mois). Dans ce cadre, la Charte francilienne des intervenants en éducation pour la santé, que nous avons récemment signée, sera une référence précieuse (http://tjenbered.fr/2007/20071207-00.html).
Indicateurs de processus Moyens humains & financiers effectivement engagés ;
Analyse en interne & en externe des points forts & des points faibles, obstacles & difficultés (exemple : avec le CRESIF).
Indicateurs d’activité Ouverture de la permanence (nombre de jours, nombre d’heures, nombre de personnes reçues) ;
Nombre d’actions de prévention ;
Nombre d’actions d’accueil & d’écoute ;
Nombre de préservatifs masculins distribués ;
Nombre de préservatifs féminins distribués ;
Nombre de digues dentaires distribuées ;
Nombre de doses de gel distribuées ;
Nombre de supports de prévention distribués ;
Nombre de jeunes orientés vers notre programme «Bangas» d’accompagnement des jeunes LGBT originaires de France ultramarine ou d’Afrique subsaharienne et à la rue ou en danger de l’être ;
Nombre de jeunes orientés vers les professionnels de la santé psychologique signataires de notre convention
Indicateurs de résultats Taux de satisfaction des personnes accueillies (sur le champ, à un mois, à six mois) ;
Taux de réponses exactes à un questionnaire de connaissances sur le VIH & les autres IST (sur le champ, à un mois, à six mois) ;
Taux de nouvelles contaminations au VIH & aux autres IST dans le public visé (la méthode de collecte des données permettant de déterminer ce taux restant à définir) ;
Taux de suicidalité dans le public visé (la méthode de collecte des données permettant de déterminer ce taux restant à définir)
  Budget
Budget demandé
(appel à projet)
Au GRSP
10000
A d’autres financeurs  
Associations
15345
Ville
1190