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Droit de réponse de l’association Tasse de Thé : «Le Reggae est-il soluble dans l’homophobie ?»

(Précisions de l’association Tjenbé Rèd)

Paris, le lundi 3 novembre 2008
Communication n°TR08SOC29B

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Suite à notre communiqué de presse n°TR08SOC29 du 18 octobre 2008 - Anthony B fait un premier pas : Tjenbé Rèd lui propose d’aller jusqu’à signer le Reggae Compassionate Act (Le dialogue doit se poursuivre malgré les appels à l’annulation des concerts lancés de manière inappropriée par le Collectif Vigilance Citoyenneté et par Tasse de Thé)  [1 -, nous recevons, ce 2 novembre à 21h20, le droit de réponse suivant de l’association Tasse de Thé auquel nous sommes tenuEs, aux termes de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, de donner la même publicité :

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Droit de réponses de Tasse de Thé à Tjenbé Rèd : «Le Reggae est-il soluble dans l’homophobie ?»

Malgré les remarques récentes désobligeantes concernant notre colère légitime à l’encontre des concerts du chanteur reggae, notoirement homophobe, Anthony B, l’association et site Lesbien Tasse de Thé prend note des efforts méritants de l’association Tjenbé Rèd, qui depuis plusieurs années tente (avec d’autres) de convaincre - apparemment sans beaucoup de résultat, au regard de son nouveau communiqué   [2 - les chanteurs d’un Reggae «spiritualo-calcinant» (Anthony B, Capleton, Sizzla, Admiral T...) de signer le «Reggae Compassionate Act», de ne pas se parjurer par la suite, et d’arrêter de chanter sur scène autant de «si vilaines choses pseudo-bibliques» du style : «Il faut les brûler !» etc. (voir quelques détails croustillants en ANNEXE)  [3A, envers notre communauté homosexuelle.

Il est bon de noter également que signer une charte contre l’homophobie appelée : «Reggae Compassionate Act», ne devrait rien devoir à un sentiment de compassion condescendante... ni à un exercice de Communication entre communautés : L’homophobie n’étant plus une opinion depuis décembre 2004, mais un Délit puni par la Loi !

Aussi l’association Tasse de Thé demande l’application «simple» de la Loi Française !/ «L’homo-discrimination» s’apparente au racisme, sexisme, machisme, misogynie.../ Les propos publics contre les homosexuels sont désormais passibles des Tribunaux de Justice et de sanctions !/ «La loi française prévoit que ceux qui appellent à l’une des discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du Code pénal à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de son/leur orientation sexuelle seront punis d’un an d’emprisonnement et/ou de 45.000 euros d’amende...»/ Ce qui se passe de signatures, de volte-faces provocatrices et de commentaires... tout en conservant un caractère mnémonique et persuasif.

L’info est donc bien en ligne sur Tasse de Thé : www.tassedethe.com/cadres/souscadre/sos/migraine2.htm  [3B

À bientôt,

Cordialement et toujours solidairement c’est évident, envers le récalcitrant «CAPLETON» !

Chantal Delatorre
Présidente de l’association «Tasse de Thé»
www.tassedethe.com

PS : l’association LGBT Tjenbé Rèd reste dans nos liens : www.tassedethe.com/cadres/souscadre/rencontres/ailleurs_a.htm


Tasse de Thé, association et site Lesbien, milite pour le Droit au Mariage, égalité citoyenne des couples et Familles Homosexuels !

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Tjenbé Rèd prend acte de ce droit de réponse de l’association Tasse de Thé et souhaite apporter les précisions suivantes :

1°) Notre communiqué du 18 octobre dernier, auquel vous réagissez, n’avait bien évidemment pas pour objet d’être désobligeant à votre égard et nous vous présentons nos plus sincères regrets si vous l’avez pris comme tel. Il visait simplement à promouvoir la démarche de dialogue et de conciliation qui a permis à trois associations homosexuelles de Jamaïque et de Grande-Bretagne (J-Flag, BGMAG et OutRage!) d’amener cinq artistes majeurs du reggae dancehall (Beenie Man, Sizzla, Capleton, Buju Banton et Elephant Man) à signer un texte fort contre l’homophobie : le Reggae Compassionate Act (RCA). Les quatre premiers ont depuis mis à mal leur signature, il est vrai, mais le dialogue semble avoir repris avec deux d’entre eux (Beenie Man et Sizzla) ; quant au dernier, il semble honorer son engagement.

2°) Nous ne contestons pas la gravité des paroles de ces chanteurs et de quelques autres  [4. Nous souhaitons simplement que le mouvement LGBT (lesbien, gai, bi & trans) se pose la question de son objectif et des moyens les meilleurs pour y parvenir. L’objectif est-il d’empêcher ces chanteurs de se produire en Europe ou bien de réduire la question homophobe en Jamaïque et aux Antilles ? Les deux termes de cette alternative ne sont pas forcément incompatibles l’un avec l’autre ; ils ne sont pas forcément pour autant compatibles l’un avec l’autre.

3°) Il convient d’y réfléchir avec les actrices et acteurs du reggae dancehall mais il est vrai qu’il est ardu d’établir le dialogue avec elles et eux. Depuis le 4 juin dernier  [5, Tjenbé Rèd ne cesse de multiplier les offres de dialogue à leur attention. En cinq mois, nous avons péniblement obtenu deux rendez-vous avec trois de ces actrices et acteurs qui, pour intéressants qu’ils furent, restent à ce jour sans résultat puisque les personnes rencontrées poursuivent leur réflexion sur l’opportunité de prolonger ce dialogue ou même seulement de donner leur accord à la publication du compte rendu des entretiens déjà menés. Dans ces conditions, peut-on vraiment parler de dialogue ? Une nouvelle semaine commence : laissons-nous jusqu’à sa fin pour le dire.

4°) Il convient également d’y réfléchir avec les actrices et acteurs les plus concernées : les personnes LGBT vivant en Jamaïque et aux Antilles ou originaires de Jamaïque et des Antilles. À cet égard, les associations J-Flag (Jamaica Forum for Lesbians, Allsexuals & Gays), BGMAG (Black Gay Men’s Advisory Group) ou Tjenbé Rèd (Mouvement civique pour l’action & la réflexion sur les questions noires, métisses & LGBT en France ultramarine & hexagonale) ont une expertise qui doit être prise en compte. Si ces associations estiment que le dialogue doit encore être recherché, sans doute savent-elles de quoi elles parlent ? Mais l’estiment-elles encore ? La question leur est ici posée.

5°) Il convient encore, puisque vous évoquez la question de la loi, d’y réfléchir avec des juristes. À cet égard, lorsque vous avancez que l’homophobie n’est plus une opinion mais un délit, il nous semble que vous vous laissez bercer par la propagande trompeuse d’une certaine classe politique qui a fait croire au mouvement LGBT qu’il avait gagné pour mieux l’endormir - avec un certain succès, d’ailleurs, nous semble-t-il. Seules certaines discriminations homophobes, seuls certains propos homophobes sont susceptibles d’être punis par la loi - avec quelles difficultés ! Vous souhaitez par exemple punir d’éventuels propos homophobes proférés par Capleton en Jamaïque ? Bon courage ! Il faut d’abord être au courant dans les trois mois, délai de prescription oblige : dans le cas présent, nous avons seulement appris ce 29 octobre 2008 qu’il avait, le 25 décembre 2007, enfreint le RCA - et encore sommes-nous plus vigilantEs que la moyenne sur le sujet ! Il faut ensuite, à supposer respecté ce délai de prescription, assigner l’auteur des propos devant une juridiction française : là encore, bon courage pour trouver un huissier jamaïcain qui délivrera une assignation en Jamaïque... à supposer même que cela soit juridiquement envisageable. Vous préférez attendre qu’il vienne gentiment interpréter ses titres litigieux sur le territoire national ? Mais ces chanteurs sont comme vous, du moins leurs représentantEs en France, parfaitement au courant de la loi française et ils s’en gardent bien ! Et quand bien même ils se lâchent un peu, comme Sizzla les 17 et 18 juin 2007 à l’Élysée Montmartre à Paris, selon le site Internet Reggae.fr  [6, aurez-vous payé un huissier créolophone pour qu’il le constate sur place ? Car ces artistes ont le don de s’exprimer en créole jamaïcain, un créole anglophone qui rend leurs propos deux fois plus incompréhensibles à l’oreille de l’huissier que vous aurez pourtant payé à prix d’or - n’est-ce pas ? À bien des égards, la loi n°2004-1486 du 30 décembre 2004 portant création de la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité est une imposture qui nous a fait croire que nous avions changé la société, alors qu’elle est tellement inapplicable que la société au contraire s’en sert pour exprimer en toute impunité son homophobie ordinaire. Une seule décision de justice a été rendue après son adoption, contre le député Christian Vanneste qui ne cesse depuis de récidiver en toute impunité après avoir mis à genoux financièrement Act Up-Paris, le SNEG et SOS homophobie qui ont gagné mais ont dû régler de lourds frais de justice ! Eh oui, les frais d’avocat sont rarement mis à la charge de la partie qui succombe... C’est aussi pour ces raisons que nous avons rarement appuyé nos démarches précédentes sur la loi, mettant plutôt en avant la vigilance républicaine et la recherche du dialogue.

Pour finir, nous avons l’honneur de vous informer que le site Internet de votre association figure désormais dans nos liens  [7 et que les termes dont vous nous reprochez l’usage sur ce site ne figuraient pas tous parmi nos propos ou ne vous étaient pas tous destinés. Nous vous remercions de votre attention et vous renouvelons l’expression de notre solidarité militante ! :-)







Pour Tjenbé Rèd
(Stop Murder Music France)
Le président, David Auerbach Chiffrin
tjenbered@hotmail.fr
06 12 95 16 21




     
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© TJENBÉ RÈD ! Mouvement civique pour l’action & la réflexion sur les questions noires, métisses & LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans) en France ultramarine & hexagonale
Association loi 1901 fondée le 1er mai 2007, déclarée le 24 mai 2007, Journal officiel du 16 juin 2007
CCP Paris 5355746U | IBAN FR94 2004 1000 0153 5574 6U02 070 | BIC PSSTFRPPPAR | SIRET 500 965 678 00013 | NAF/APE 9499Z
Membre du Comité consultatif des associations ultramarines près la Délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer
Membre de l’UNOM | Union nationale de l’outre-mer français
Membre du RAAC-sida | Réseau des associations africaines et caribéennes agissant en France dans la lutte contre le sida
Membre du CRAN | Conseil représentatif des associations noires en France
Membre associé, Observateur de la Fédération française des Centres LGBT
Membre du collectif UCIJ | Uni(e)s contre l’immigration jetable
Stop Murder Music France, relais du réseau Stop Murder Music en France
Signataire de la Charte francilienne des intervenants en éducation pour la santé et membre du Schéma régional d’éducation pour la santé en Île-de-France
Signataire de la Charte de la Coordination française pour le droit d’asile
Signataire de l’Appel pour un moratoire universel sur la peine de mort lancé le 6 août 2007 par la Coalition mondiale contre la peine de mort
Signataire du pacte interassociatif Ni Pauvre, Ni Soumis du 4 février 2008
Soutien du collectif DroitsEtProstitution
Courriels : contact@tjenbered.fr | MSN : tjenbered@hotmail.fr | Myspace : http://www.myspace.com/tjenbered | Site Internet : http://www.tjenbered.fr/
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