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Revue de presse de Total Respect - Tjenbé Rèd Fédération (Janvier 2011)


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[TRF75] 31 janvier 2011 - Meurtre d’un militant gay (D.ieu nous aime...)

En Ouganda, un militant gay à la pointe du combat contre un projet de loi anti-homosexualité dans son pays, a été chez lui battu jusqu’à la mort./ David Kato craignait pour sa vie depuis les outings et les appels au meurtre homophobes du journal ougandais Rolling Stone./ Il avait même alerté les autorités./ Mais mercredi 26 janvier 2011, en début d’après-midi, le militant LGBT de 43 ans a été assassiné chez lui, à 15 km à l’Est de la capitale Kampala./ John Francis Onyango, l’avocat de David Kato a expliqué à CNN que de l’argent et des vêtements avaient disparu, et que des mandats d’arrêts avaient été lancés contre deux suspects./ Les compagnons de lutte de David Kato sont sous le choc./ L’administrateur de l’organisation de défense des gays en Ouganda, Sexual Minorities Uganda (Smug) dont faisait partie David Kato, confie effondré «C’est toujours difficile pour nous de croire que dans les prochains jours il ne nous appellera pas, il ne nous enverra pas de textos ou ne nous avertira pas de ce qui se dit dans les journaux ou se passe dehors»./ Il ajoute que, plus qu’un ami fiable, David Kato était pour bien des militants du pays «un père, un mentor»./ Il déclare aussi que «David était très positif dans ses mots, ses actions, ses sentiments. Il était un actif réservoir de réflexions pour Smug. Il était brillant, intelligent. Un homme de parole»./ Human Rights Watch (HRW), dans un communiqué publié le 27 janvier, demande à la police d’enquêter de façon «urgente et impartiale»./ L’organisation des droits humains américaine estime en outre que le gouvernement «devrait assurer que les membres de la communauté LGBT d’Ouganda soient adéquatement protégés des violences et agir rapidement contre toutes les menaces ou les discours haineux susceptibles d’inciter à la violence, la discrimination ou l’hostilité contre eux»./ L’association française Tjenbé Rèd Fédération, faisant part le 27 janvier, des mêmes requêtes dans un autre communiqué, annonce qu’elle «adresse aujourd’hui une lettre à Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères, afin que la France présente officiellement les mêmes exigences»./ Elle organisé par ailleurs un rassemblement devant l’ambassade d’Ouganda à Paris, aujourd’hui lundi 31 janvier entre 17h30 et 18h30, pour rendre hommage à David Kato./ Après avoir été exposé à la vindicte par Rolling Stone, qui accusait les militants homosexuels de «recruter» la jeunesse ougandaise, David Kato et d’autres activistes avaient obtenu des dommages et intérêts devant la Justice et surtout une injonction de la Haute cour interdisant à tout média de mettre sur la place publique le nom ou les coordonnées de tout homosexuel présumé./ Sa disparition intervient alors que des élections générales et présidentielle sont prévues le 18 février, et que de nombreuses personnes en Ouganda plaident pour une répression accrue de l’homosexualité, sous l’influence croissante de pasteurs évangéliques américains./ Ce sont ces mêmes religieux homophobes qui soutiennent l’anti-gay bill du député David Bahati, un projet de loi que David Kato qualifiait d’anti-démocratique et anti-africain, appelant le Président ougandais sortant Yoweri Museveni à «l’enterrer définitivement»./ Cette doléance est réitérée par HRW et Tjenbé Rèd dans leur communiqué./ Ces religieux par leurs positions homophobes sont responsables des violences et meurtres contre les gays./ Seigneur, pourquoi toujours la haine religieuse ?
http://dieunousaimechretiensetgay.blogspirit.com/archive/2011/01/30/meurtre-d-un-militant-gay.html
www.paperblog.fr/4105666/meurtre-d-un-militant-gay/


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[TRF75] 30 janvier 2011 - Aujourd’hui à 17h30 pour David Kato (Minorités)

Il y a un peu plus d’un an, à la suite de plusieurs échanges d’emails sur Facebook, je créais sur Facebook avec Didier puis l’aide très active d’Arlindo Constantino un groupe destiné à relayer le passage d’une loi instituant la criminalisation de l’homosexualité assortie d’une possible condamnation à mort. Une loi inspirée par les liens très étroits qui unissent une partie du pouvoir politique Ougandais des cercles évangélistes néo-conservateurs américains dont le plus célèbre est appelé The Family. Cette nouvelle avait alerté l’opinion sur le net et jusque dans la presse dans les pays anglo-saxons, mais en France, hormis une dépêche du quai d’Orsay en octobre, un bref communiqué de presse du centre LGBT en décembre, ainsi que quelques articles dans Têtu, Yagg et Illico, rien ne semblait se profiler du côté militant./ L’idée était, avec la création d’un groupe, de réunir une énergie potentielle qui permettrait, éventuellement, à des militants, de s’en emparer. Or, comme toujours, hormis Act Up qui avait dors et déjà fait un zap de l’ambassade, la création du groupe, réunissant plus de 25.000 personnes n’intérressa personne et sembla plutôt offrir maints débats sur la possibilité ou non de mobiliser sur le net. Habitant au Japon, je me suis énervé de la passivité des militants, dont certains sont rémunérés et donc dont c’est le travail, et j’ai laissé tomber. L’Ouganda est devenu une sorte de tabou dans ma tête, une sorte de honte enfouie, un peu comme ce Polonais dans le film Shoah qui évoque le ghetto de Varsovie en pleurant en disant qu’il avait tout essayé mais qu’il n’avait pu rien faire./ Il faut dire également que Didier, Arlindo et moi-même avons au passage découvert l’impossibilité de contacter les membres d’un groupe quand celui-ci dépasse 5.000 personnes. Cette limitation nous a rendu un travail d’information actif, celui que nous entendions réaliser./ J’avais espéré que des gens, des militants, s’empareraient de cette situation et de l’opportunité créée par l’existence d’un groupe francophone, avant que des évènements graves n’arrivent, les premières exécutions de séropositifs par exemple, puisque le gouvernement ougandais se proposait de faire du sérosorting / sérotriage à sa façon. Je ne pensais pas que la gauche, ses militants, les LGBTmachin-chose étaient à ce point là, à n’être que des spectateurs désabusés de leur défaite universelle, armée de pleureuses justes bonnes à verser des larmes quand le pire est arrivé, destructions d’acquis sociaux, lois liberticides, massacres de populations, mais incapables à agir avant. Un peu comme si on n’avait pas eu Act Up et qu’on avait contemplé l’hécatombe des années 90 en disant «pauvre de nous», ou bien, ouvriers d’autrefois, surrexploités, si on n’avait pas eu les syndicats et qu’on s’était contentés de nous dire «la vie est bien dure, pauvre de nous». Cette loi était encore à l’état de projet, les homos Ougandais eux-mêmes tachaient de réagir, demandaient non pas de l’aide, mais des expressions de soutien, notamment par le relais de l’information dans les médias afin qu’une pression internationale des opinions stoppe les plus réactionnaires des législateurs./ Parmi les plus médiatisés des militants Ougandais, il y avait David Kato./ David Kato vient d’être assassiné, ce mercredi 26 janvier./ La nouvelle est arrivée le 27 et a circulé un peu partout sur le net le 28 janvier 2011. Rachel Maddow, journaliste politique de gauche, celle qui avait mis l’affaire au grand jour aux USA en rapportant et la nouvelle du passage de la législation et les liens avec les cercles néo-conservateurs (son interview d’un «homosexuel guéri» américain à l’Oedipe caricatural continue de tourner sur le web et de faire rire tant il est vrai qu’il vaut mieux ça qu’en pleurer) ainsi que The Family, a rapporté la nouvelle dès jeudi et développé l’information dans son show du vendredi./ David Kato a été assassiné après plus d’un an de harcèlement, de menaces de morts quotidiennes dans un pays qui n’a toujours pas renoncé à voter une loi prévoyant de tuer les séropositifs et les homosexuels refusant de suivre un traitement visant à «les guérir». Têtu et Yagg ont annoncé son décès et ont relayé les réactions suite à son assassinat, Tjenbé Rèd s’en est emparé et propose un rassemblement demain pour sa mémoire. Une page Facebook vient d’être créée et vous pouvez la rejoindre - et manifester aujourd’hui, le 31 janvier 2011 avec eux.

La Tunisie ? Hein ?

Il y a deux semaines, j’ai reçu un mail de Minorités, le samedi, avec le curieux message suivant «Dis, tu peux pas écrire un truc sur la Tunisie ? Ah oui, c’est pour demain». Je n’étais même pas au courant, par chez nous, c’est plutôt les bateaux de pêche chinois ou la succession de Kim Jon Il et ses tirs de missiles sur la Corée du sud qui nous occupent. J’ai regardé sur le net et j’ai été halluciné de voir que Ben Ali avait quitté le pays. Ben non, je n’avais rien à écrire. Je connais mal la Tunisie; je me contentais de suivre les troubles en Algérie, mais ça, on vous en parle peu à la télé, parce qu’en Algérie, il y a du gaz, du pétrole, du cruivre et que personne n’y veut une révolution... J’ai aimé cette grande impréparation pour préparer un numéro sur la Tunisie, comme ça, en deux jours. Pour moi, c’est l’essence du militantisme. Militer, ce n’est pas forcément réclamer, pas forcément défendre. C’est être là, quand il le faut. Même si on n’est pas nombreux, même si ça ne fait pas avancer les choses, en tout cas en apparence. Lionel Soukaz a publié sur Dailymotion une vidéo de la manifestation Act Up devant le Sénat en 1991. Il n’y avait pas grand monde, mais Act Up était là, et d’autres. Ça pouvait paraître ridicule, mais quand on pense qu’un an plus tard la méme association déplaçait plus de 3 à 4000 personnes, on mesure à quel point «être là» était important./ C’est avec regret que nous apprenons que notre camarade, notre frère, notre soeur le militant David Kato a été assassiné après plus d’un an de harcèlement, de menaces de mort quotidiennes dans un pays qui n’a toujours pas renoncé à voter une loi prévoyant de tuer les séropositifs et les homosexuels refusant de suivre un traitement visant à «les guérir». Nos pensées vont à sa famille, et ses compagnons, nos compagnons, que nous soutenons dans leur lutte et dont nous saluons le courage./ Retrouvons-nous aujourd’hui à 17h30 avec Tjenbé Rèd./ Madjid Ben Chikh
www.minorites.org/index.php/3-lagence/975-demain-a-17h30-pour-david-kato.html


[TRF75] 30 janvier 2011 - Ouganda : un militant assassiné (Séronet)

«David Kato Kisuule, responsable du plaidoyer de l’association homosexuelle SMUG (Sexual Minorities Uganda), a été lâchement assassiné hier après-midi de deux balles dans la tête à son domicile de Mukono (...). En octobre, il avait été visé par les appels au meurtre du quotidien local «Rolling Stone» qui avait publié des listes d’homosexuels à abattre, alors que le SMUG luttait contre la proposition de loi homophobe et sérophobe déposée par un parlementaire ougandais», indique Total Respect - Tjenbé Rèd Fédération (Fédération de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida issue des communautés afro-caribéennes) dans un communiqué (27 janvier). L’association a demandé au président Museveni de «garantir l’impartialité de l’enquête de police à venir ainsi que la sécurité des activistes LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans)». Elle lui demande également de se prononcer contre la proposition. L’association appelle à un rassemblement en mémoire de ce militant assassiné lundi 31 janvier 2011 entre 17 heures 30 et 18 heures 30 devant l’ambassade d’Ouganda à Paris./ Le rendez-vous est fixé lundi 31 janvier 2011 à 17 heures 30 devant l’Ambassade d’Ouganda. 13, avenue Raymond-Poincaré - 75016 Paris - M° Trocadéro.

www.seronet.info/breve/ouganda-un-militant-assassine-34894


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[TRF75] 29 janvier 2011 - Caribbean Groups Join International Community In Saluting Murdered African Human Rights Worker (GBM News)

Caribbean associations working on reproductive, sexuality and HIV issues have issued a brief joint statement of condolence and tribute to the life of slain Sexual Minorities Uganda human rights defender David Kato./ The statement, signed by over 25 groups in 16 territories, calls attention, in the United Nations Year of People of African Descent, to Kato’s international inspiration as an African defender of sexual rights. It notes the continuing danger that sexuality, and the human rights defenders who work in this area, face in the Caribbean and elsewhere; and Governments’failure to champion people’s freedom over their own bodies when it comes to sexuality./ In the face of a proposal in the Uganda parliament to execute citizens for consensual homosexual acts and a clergy-led campaign to whip up animosity against gay sexuality, several Ugandan human rights groups have fought back. Kato’s picture, captioned “Hang Them” was featured on the cover of tabloid Rolling Stone in November, one of a number of instances of media attempts to “out” gay and lesbian people, several of whom, like him, received death threats and other harassment. He and others successfully sued for damages, and the courts blocked the paper from further outing three weeks ago. On January 26, he reportedly suffered blows to his head with a hammer in his residence, and died./ The European Union, United States President Barack Obama and others have condemned the killing and paid tribute to Kato’s work./ Across the Caribbean, those of us who knew Sexual Minorities Uganda advocacy officer David Kato as a friend, as well as those who only read of his work, are deeply moved by his powerful and courageous life. As fellow sexual rights advocates, we convey deepest condolences to all his loved ones and fellow activists on his awful murder. We have been horrified by the inhumanity and hysteria of Uganda’s parliamentary, media and clergy campaigns to deny gay people like David the simple right to liberty, privacy, dignity and joy./ We join others throughout the African diaspora in our pride in David’s conviction and passion as an outspoken African champion of sexual autonomy - even when it put his liberty and life in great danger - and his record as an internationally recognized human rights defender. His inspiration stretches around the globe to those who also struggle against ignorance, indifference and violence to create countries and a world where everyone can enjoy our sexuality as something good and wholesome and worthwhile, free from shame and coercion./ Were it not for advocacy late last year, 13 Caribbean countries would have allowed “sexual orientation” to be removed from an international statement of commitment to protect persons from unlawful killing because of who they are. David’s death, following threats against his life, is a gripping reminder of the importance of those protections, and a sobering one of how much more work needs to be done to give people the right to freedom over their bodies in places like Africa and the Caribbean, where battles against slavery, colonialism, racism, apartheid, genocide, gender inequality and religious persecution ought to have taught us better lessons./ David’s life and death are reason to renew international commitment to sexual rights, to increase our vigilance for our colleagues in danger in Uganda. We respectfully urge Uganda’s politicians, media and clergy and international Christian advocates who have become entangled in this hostility to seize the opportunity to bring an end to yet another painful chapter of intergroup violence in Africa./ AIDS Action Foundation - St. Lucia • AIDS Free World • ALFA: Alternative Life Foundation Aruba • Alianza GTH - República Dominicana • Amigos Siempre Amigos - República Dominicana • Barbados Family Planning Association • Belize Family Life Association • CAISO: Coalition Advocating for Inclusion of Sexual Orientation - Trinidad & Tobago • CariFLAGS: Caribbean Forum for Liberation & Acceptance of Genders & Sexualities • Caribbean Harm Reduction Coalition • Caribbean Vulnerable Communities Coalition • DiBo: Diversity Bonaire • DominicaChaps • Family Planning Association of Trinidad and Tobago • Foko Curaçao Pride • Fondation SEROvie, Haiti • GrenCHAP - Grenada • J-FLAG: Jamaica Forum for Lesbians All-Sexuals and Gays • MOVADAC: Movement Against Discrimination Action Committee - Barbados • Pink Orange Dutch Caribbean LGBTI Alliance • Pride In Action, Jamaica • RevASA: Red de Voluntarios de ASA - República Dominicana • SASOD: Society Against Sexual Orientation Discrimination - Guyana • SASH Bahamas: Society Against STIs & HIV • Tjenbé Rèd: Fédération de lutte contre les racismes, les homophobies & le sida issue des communautés afrocaribéennes • UniBAM: United Belize Advocacy Movement • United and Strong - St. Lucia • Women Against Rape, Inc - Antigua • Women’s Institute for Alternative Development - Trinidad & Tobago

http://gbmnews.com/wp/?p=5742 [en]


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[TRF75] 29 janvier 2011 - Avalanche de réactions après l’assassinat du militant LGBT ougandais David Kato (Yagg)

Publié par Christophe Martet/ On ne connait toujours pas le mobile exact de l’assassinat de David Kato, militant gay ougandais, retrouvé mort à son domicile le 26 janvier dernier. Au lendemain de cet assassinat, un rassemblement avait eu lieu à Bruxelles (photo). Plusieurs personnalités politiques ont aussi réagi pour condamner cet acte.

DELANOË SE DIT CONSTERNÉ

L’un des premiers a été Bertrand Delanoë, le maire de Paris, qui se dit consterné par l’assassinat de David Kato : «Au nom de Paris et en mon nom personnel, je m’incline avec respect devant la mémoire de David Kato. Et je souhaite que son exemple et son message inspirent à son pays les voies de la sagesse et de la dignité.»/ L’adjoint au maire chargé de la culture, Christophe Girard, a lui aussi condamné cet acte odieux : «Nous devons condamner avec la plus grande fermeté cette violence intolérable qui fait loi dans de nombreux États avec lesquels nous entretenons des relations politiques, commerciales et économiques.»/ Dans un bref communiqué, le président des États-Unis, Barack Obama, fait part de sa profonde tristesse et demande au gouvernement ougandais de faire toute la lumière sur ce crime en rappelant qu’au Honduras, récemment, cinq membres de la communauté LGBT avaient été assassinés. Dans son sillage, Hillary Clinton a publié un communiqué de presse réclamant des autorités ougandaises qu’elles condamnent ceux qui sont responsables de cet «acte de haine».

LA PRESSE OUGANDAISE CHANGE DE TON

En Ouganda même, le regard porté sur l’homosexualité est peut-être en train de changer. L’éditorial du Daily Monitor, le plus important quotidien d’informations indépendant du pays, s’interroge : «Peut-on parler honnêtement d’homosexualité?». On peut y lire : «Quels que soient les motifs de cet assassinat, cet incident nous rappelle que l’homophobie est largement répandue dans le pays et la société et que ne pas s’y intéresser a des conséquences mortelles». Dans sa conclusion, cet éditorial insiste : «Les gens comme David Kato et d’autres qui sont gays sont ougandais et doivent jouir des mêmes droits et des mêmes protections que les hétérosexuels.»/ À Paris, un rassemblement à l’appel de Total Respect - Tjenbé Rèd Fédération est prévu lundi 31 janvier, à partir de 17h30, devant l’ambassade d’Ouganda./ Photo Thomas Fouquet, Ardhis
http://yagg.com/2011/01/29/avalanche-de-reactions-apres-lassassinat-du-militant-lgbt-ougandais-david-kato/


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[TRF75] 27 janvier 2011 - Ouganda : un militant gay, outé par la presse, assassiné (Citégay)

David Kato Kisuule, dont le nom avait été mentionné parmi une liste publiée d’homosexuels présumés, a été assassiné hier à son domicile. Tjembé Rèd appelle à un rassemblement lundi à Paris... (Gay, Ouganda, Homophobie)/ Responsable du plaidoyer de l’association homosexuelle SMUG (Sexual Minorities UGanda), David Kato Kisuule, enseignant de métier, a été assassiné hier à son domicile de la banlieue de Kampala, la capitale ougandaise.

Sa photo et son nom avaient été divulgués par un magazine parmi une liste de gays à pourchasser

Militant LGBT, David Kato Kisuule, 43 ans, avait vu son nom et sa photo publiés en octobre 2010 par le magazine local Rolling Stone parmi une liste d’homosexuels à pourchasser. Un homme serait entré au domicile de l’enseignant, l’aurait frappé avant de s’enfuir./ Décédé pendant son transfert à l’hôpital, David Kato Kisuule avait porté plainte contre le magazine et obtenu une injonction de la Haute cour ougandaise visant à interdire à tout média de publier des informations et appels haineux concernant des homosexuels présumés./ Cet assassinat intervient alors que les autorités ougandaises sont montrées du doigt par les associations protectrices des Droits de l’Homme, les instances internationales et autres chancelleries occidentales suite à une proposition de loi prévoyant la condamnation à mort d’homosexuels dans certains cas.

«David est parti et beaucoup d’entre nous suivront, mais la lutte sera gagnée»

L’association SMUG a fait part de son émotion. Pour Frank Mugisha, son directeur, «Aucune forme d’intimidation n’arrêtera notre cause». «La mort de David sera seulement honorée quand la lutte pour la justice et l’égalité sera gagnée», a-t-il ajouté. «David est parti et beaucoup d’entre nous suivront, mais la lutte sera gagnée», poursuit-il réclamant des autorités locales que la sécurité des militants LGBT soit garantie. Il réclame également des autorités civiles, politiques et religieuses ougandaises qu’elles condamnent ce meurtre et renoncent à toute forme d’homophobie./ Du côté français, l’association Total Respect - Tjembé Rèd Fédération a adressé aujourd’hui une lettre à Michèle Alliot-Marie, la ministre des affaires étrangères, afin que la France réclame à l’état ougandais la sécurité des militants LGBT, l’impartialité de l’enquête et le retrait de la proposition de loi homophobe./ Si les USA, la Grande-Bretagne, la Suède ou encore le Parlement européen se sont saisis du dossier et demandés, sous peine de sanctions, le retrait du projet, la France s’était montrée frileuse en limitant sa réaction à une simple déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères quand, pour les seuls USA, la Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, comme le Président Obama ont adopté une position ferme./ Ainsi, Barack Obama avait fustigé cette proposition de loi qualifiée d’ «odieuse». «Nous pouvons être en désaccord avec le mariage gay, mais nous ne pouvons certainement pas accepter ce qui est déraisonnable, à savoir prendre pour cibles des gays et des lesbiennes pour ce qu’ils sont», avait déclaré le président américain. Hillary Clinton avait précédemment téléphoné au président ougandais Yoweri Museveni pour exprimer ses «plus fermes inquiétudes». Gordon Brown, alors Premier ministre britannique, et Stephen Harper, son homologue canadien, avaient également réagi./ Le rassemblement en mémoire de David Kato Kisuule aura lieu le lundi 31 janvier entre 17h30 et 18h30, devant l’ambassade de l’Ouganda à Paris, 13, avenue Raymond-Poincaré, Paris XVIème, métro Trocadéro./ 27/01/2011 Actualites Gay G.L.
www.citegay.fr/actualites/257340@ouganda-un-militant-gay-oute-par-la-presse-assassine.htm


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[TRF75] 27 janvier 2011 - Un militant LGBT outé par la presse battu à mort (Illico)

David Kato, responsable de l’association homosexuelle Sexual Minorities Uganda (SMUG), a été battu à mort mercredi après-midi à son domicile de Mukono, près de la capitale ougandaise Kampala./ En octobre 2010, il avait été visé par les appels au meurtre du quotidien local «Rolling Stone» qui avait publié des listes d’homosexuels en appelant à les «pendre»./ Son nom et la photo avaient été publiés avec ceux de plusieurs dizaines de personnes présentées comme homosexuels./ L’article accusait les homosexuels d’essayer de «recruter un million d’enfants innocents» d’ici 2012./ Quatre personnes présentes sur la liste en question avaient déjà été agressés après sa publication, et que d’autres étaient entré dans la clandestinité./ «C’est arrivé hier [mercredi] vers 13h30», a expliqué l’avocat de la victime Me John Francis Onyango. Un homme s’est introduit au domicile de David Kato et l’a agressé, le frappant à la tête, avant de prendre la fuite, a indiqué l’avocat./ L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) a précisé dans un communiqué que le militant est décédé pendant son transfert à l’hôpital./ La police a affirmé avoir le numéro de plaque d’immatriculation du véhicule à bord duquel s’est enfui le meurtrier et être à sa recherche./ David Kato était un militant de l’association «Minorités sexuelles en Ouganda» qui lutte contre la proposition de loi homophobe et sérophobe défendue depuis le 25 septembre 2009 par le parlementaire ougandais David Bahati./ «Aucune forme d’intimidation n’arrêtera notre combat, a réagi Frank Mugisha, le directeur exécutif de SMUG. Seule la victoire dans la lutte pour la justice et l’égalité pourra honorer la mort de David. David est parti et nombre d’entre nous suivront, mais la lutte sera victorieuse»./ L’International lesbian, gay, bisexual, trans and intersex association (Ilga) exige des autorités ougandaises qu’elles mettent fin aux persécutions et aux violences à l’encontre des personnes LGBTI et qu’une enquête sur ce «crime odieux» soit faite dans les meilleurs délais./ Total Respect - Tjenbé Rèd (organisation de lutte contre l’homophobie et le sida issue des communautés afro-caribéennes) demande au président ougandais Yoweri Museveni de «garantir l’impartialité de l’enquête de police à venir ainsi que la sécurité des activistes LGBT»./ L’association organise un rassemblement, lundi 31 janvier entre 17h30 et 18h30, devant l’ambassade du Ouganda à Paris (13, avenue Raymond-Poincaré, Paris 16ème)./ L’Ouganda réprime l’homosexualité qui est passible de la prison à vie. Un projet de loi prévoyant d’aggraver la pénalisation jusqu’à la peine de mort dans certains cas avait été envisagé il y a un an suscitant la réprobation internationale.
http://reloaded.e-llico.com/article.htm?articleID=25890


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[TRF75] 27 janvier 2011 - Ouganda : Un militant des droits LGBT battu à mort à son domicile (Têtu)

A la pointe du combat contre un projet de loi anti-homosexualité dans son pays, David Kato a été tué chez lui mercredi 26 janvier. Homophobie, crime crapuleux? Le mobile exact du meurtre n’est pas encore connu, la police enquête./ David Kato (ci-dessus) craignait pour sa vie depuis les outings et les appels au meurtre homophobes du tabloïd ougandais Rolling Stone (lire son interview à TÊTU du 9 janvier dernier). Il avait même alerté les autorités. Mais mercredi 26 janvier, en début d’après-midi, le militant LGBT de 43 ans a été assassiné chez lui, à 15 km à l’Est de la capitale Kampala. Il aurait été battu à mort pour des raisons encore non élucidées. L’avocat de David Kato, John Francis Onyango, a expliqué à CNN que de l’argent et des vêtements avaient disparu, et que des mandats d’arrêts avaient été lancés contre deux suspects.

«Un père, un mentor»

En Ouganda, les compagnons de lutte de David Kato sont sous le choc. «C’est toujours difficile pour nous de croire que dans les prochains jours il ne nous appellera pas, il ne nous enverra pas de textos ou ne nous avertira pas de ce qui se dit dans les journaux ou se passe dehors», confie à TÊTU, effondré, Gerald (prénom modifié), administrateur chez Smug. Il ajoute que, plus qu’un ami fiable, David Kato était pour bien des militants du pays «un père, un mentor». L’image que Gerald gardera de lui ? «David était très positif dans ses mots, ses actions, ses sentiments. Il était un actif réservoir de réflexions pour Smug. Il était brillant, intelligent. Un homme de parole.»/ Dans un communiqué publié ce jeudi, Human Rights Watch (HRW) demande à la police d’enquêter de façon «urgente et impartiale». L’organisation des droits humains américaine estime en outre que le gouvernement «devrait assurer que les membres de la communauté LGBT d’Ouganda soient adéquatement protégés des violences et agir rapidement contre toutes les menaces ou les discours haineux susceptibles d’inciter à la violence, la discrimination ou l’hostilité contre eux».

Rassemblement lundi

Faisant part jeudi des mêmes requêtes dans un autre communiqué, l’association française Tjenbé Rèd Fédération annonce qu’elle «adresse aujourd’hui une lettre à Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères, afin que la France présente officiellement les mêmes exigences». Elle organise par ailleurs un rassemblement devant l’ambassade d’Ouganda à Paris, lundi 31 janvier entre 17h30 et 18h30, pour rendre hommage au chargé du plaidoyer et des litiges à Sexual Minorities Uganda (Smug)./ Après avoir été exposé à la vindicte par Rolling Stone, qui accusait les militants homosexuels de «recruter» la jeunesse ougandaise, David Kato et d’autres activistes avaient obtenu des dommages et intérêts devant la justice et surtout une injonction de la Haute cour interdisant à tout média de mettre sur la place publique le nom ou les coordonnées de tout homosexuel présumé./ Sa disparition intervient alors que des élections générales et présidentielle sont prévues le 18 février - et que de nombreux militants plaident pour une répression accrue de l’homosexualité, sous l’influence croissante de pasteurs évangélistes américains. Sans doute les mêmes religieux qui soutiennent l’anti-gay bill du député David Bahati - un projet de loi que David Kato qualifiait d’anti-démocratique et anti-africain, appelant le président sortant Yoweri Museveni à «l’enterrer définitivement». Une doléance que réitèrent HRW et Tjenbé Rèd dans leur communiqué.
www.tetu.com/actualites/international/ouganda-un-militant-des-droits-lgbt-battu-a-mort-a-son-domicile-18719
http://gabaostyle.ning.com/profiles/blogs/ouganda-un-militant-des-droits


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[TRF75] 27 janvier 2011 - Ouganda : Un militant gay assassiné, une lesbienne réfugiée au Royaume-Uni menacée d’expulsion (Yagg)

Alors que l’expulsion de Brenda Namigadde, lesbienne ougandaise réfugiée au Royaume-Uni, est prévue demain, vendredi 28 janvier, David Kato, militant des droits LGBT au sein de l’association Sexual Minorities Uganda (SMUG) a été assassiné chez lui, à Kampala, hier, mercredi 26 janvier, dans l’après-midi./ Selon Human Rights Watch, des témoins ont dit à la police avoir vu un homme entrer chez David Kato vers 13h, le frapper deux fois à la tête et s’enfuir à bord d’un véhicule. David Kato est mort lors de son transport à l’hôpital. La police a affirmé à l’avocat de la victime avoir le numéro de plaque d’immatriculation du véhicule et être à sa recherche./ CNN rapporte que deux mandats d’arrêt ont été délivrés.

Menaces de mort

David Kato avait reçu des menaces de mort depuis que sa photo avait été publiée en Une du tabloïd Rolling Stone, rappelle un communiqué de SMUG. «Aucune forme d’intimidation n’arrêtera notre combat, a déclaré Frank Mugisha, directeur exécutif de SMUG, par qui la nouvelle est arrivée via Twitter. Seule la victoire dans la lutte pour la justice et l’égalité pourra honorer la mort de David. David est parti et nombre d’entre nous suivront, mais la lutte sera victorieuse. David voulait voir un Ouganda où toutes et tous seraient traité-e-s de la même façon quelle que soit leur orientation sexuelle»./ David Kato était l’un des militants à avoir porté plainte contre Rolling Stone, plainte à laquelle la Justice avait répondu début janvier en condamnant le tabloïd et en lui interdisant à l’avenir de publier les noms et coordonnées de personnes homosexuelles (lire Ouganda : La Justice interdit aux journaux d’outer les homos). Il s’était aussi très visiblement mobilisé contre la proposition de loi dite Anti-Homosexuality Bill du député David Bahati, qui prévoit de durcir la législation ougandaise (les relations homosexuelles sont déjà passibles de la prison à perpétuité) avec notamment la peine de mort pour «homosexualité aggravée» ou pour les homosexuels malades du sida. Proposition de loi très largement condamnée par la communauté internationale, à l’instar de l’ONU, qui l’a qualifiée de «violation flagrante des normes internationales».

«Crime hideux»

Par la voix de sa co-secrétaire générale Gloria Careaga, l’International lesbian, gay, bisexual, trans and intersex association (Ilga) exige des autorités ougandaises qu’elles mettent fin aux persécutions et aux violences à l’encontre des personnes LGBTI et qu’une enquête sur ce «crime hideux» soit rapidement diligentée. «Personne n’est en sécurité tant que tout le monde n’est pas en sécurité», souligne-t-elle.

Rassemblement à Paris

Pour Human Rights Watch (HRW), il incombe au gouvernement ougandais d’assurer la protection des LGBT et d’agir contre les menaces, les propos haineux qui pourraient inciter à la violence ou toute hostilité contre les LGBT. De son côté, Total Respect - Tjenbé Rèd Fédération «exige que Yoweri Museveni, président de la république d’Ouganda, garantisse l’impartialité de l’enquête de police à venir ainsi que la sécurité des activistes LGBT et se prononce publiquement contre la proposition de loi de David Bahati». Un rassemblement est organisé devant l’ambassade d’Ouganda à Paris lundi 31 janvier, de 17h30 à 18h30./ Pendant ce temps, le Royaume-Uni se prépare à expulser Brenda Namigadde, étudiante lesbienne de 29 ans, qui a quitté l’Ouganda il y a huit ans. Brenda a été interpellée après avoir participé à une manifestation contre l’introduction de l’Anti-Homosexuality Bill en Ouganda, à Londres, en 2009.

«Situation désespérée»

David Bahati est intervenu pour dire que Brenda était la bienvenue en Ouganda à condition de «se repentir» ou de «changer de mode de vie». Il a affirmé qu’il retirerait la peine de mort de sa proposition de loi, promesse qui laisse sceptique les militants LGBT. Selon le quotidien britannique The Guardian, elle les inciterait plutôt à penser que Brenda sera «dans une situation désespérée» si elle est expulsée. De nombreuses associations ont demandé à la ministre de l’Intérieur britannique Theresa May, d’accorder l’asile à Brenda Namigadde. Une lettre en ce sens peut être signée sur le site de l’association AllOut./ Photos Total Respect - Tjenbé Rèd Fédération/ Brett Lock pour OutRage!
http://yagg.com/2011/01/27/ouganda-un-militant-gay-assassine-une-lesbienne-refugiee-au-royaume-uni-menacee-dexpulsion/


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